Est-ce qu'il est permis, est-ce que c'est bien,
de dire que votre mère a pris votre sexe entre les dents
comme pour l'arracher lorsque vous n'aviez pas quatre ans ?
Est-ce qu'il est permis, est-ce que c'est bien,
de dire que sa meilleure amie vous demandait de la lécher
même avec le sang menstruel ?
Est-ce que ce n'est pas trop cru, trop dégoutant,
de dire qu'un homme vous a soulevé une jambe pour vous violer
tandis que l'autre vous collait le ventre au visage ?
Est-ce qu'il bon, est-ce qu'il est pensable,
de dire que votre mère vous a collé sa langue dans la bouche
avec son odeur de vin alors que vous n'étiez qu'enfant ?
Est-ce qu'il est bon, est-ce qu'il est pensable,
de dire que même un chien aurait pu vous prendre pour objet
en pleine nuit, entouré d'un groupe hilare ?
Est-qu'il est concevable, est-ce qu'il est possible,
que des adultes entourent le corps d'un bambin
pour lui cracher dessus chacun tour à tour ?
Est-ce qu'il est de ce monde de rêver la nuit avant de s'endormir
à des enfants lâchés dans les prés tandis que les grands s'apprêtent
à les prendre en chasse pour ensuite les ligoter ?
Est-ce qu'il serait admis, est-ce qu'on serait autorisé,
à parler d'un enfant qu'on mène aux toilettes
pour lui enfoncer son sexe dans la bouche ?
Est-ce qu'il serait concevable, envisageable,
qu'on nous parle d'une petite tête clouée au sol
par une énorme botte, juste sous une roue de voiture ?
Est-ce qu'il serait recevable, acceptable,
d'entendre qu'une femme mûre avec rien sous la blouse
demande à un garçon de pas dix ans de la carresser ?
Que dirait-on de celui qui avouerait avoir vu en lui-même
sa meilleure amie violée sur la table de la salle à manger
pendant la fête du village, un soir d'été ?
Non, bien entendu, rien de cela n'est dans l'usage accepté.
Cela ferait jaser les bien-pensants et vomir les commères attablées.
Chut, silence...
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mercredi 29 septembre 2010
samedi 17 juillet 2010
Texte ancien
J'aimerais mourir sans qu'on ne m'ait jamais vu naître. J'aimerais disparaître sans bruit, sans remou, sans gêner personne.. J'aimerais que la vie se défasse de moi comme on jette une vieille fripe inutilisée. J'aimerais être le grain de poussière que l'on chasse de la maison du monde. J'aimerais mourir pour ne plus avoir peur, pour ne plus tourner mon regard interrogateur vers mon bourreau, essayant de comprendre ce qu'il me faut faire pour éviter le fouet, les coups, les oreilles tirées, le visage enfoncé dans son ventre.
J'aimerais être un point d'interrogation qui s'efface, ne laissant qu'un point final, ou quelques points de suspension tombant dans l'oubli. J'aimerais être une virgule sur le calendrier du temps, une simple pause avant de passer à autre chose, autre que moi. J'aimerais être la fin de ma propre fin, retrouver le néant que je n'ai jamais quitté, qui est en moi et qui est moi.
J'aimerais perdre ma seconde peau qui me raccroche à la vie pour regagner la première peau que l'on m'a remise, peau de bête que l'on monte et démonte, peau d'âme absente parce qu'en voyage ab eternum. J'aimerais me réduire à cet esprit qui s'évade et que personne ne rattrape jamais, ni dans les cimetières, ni sous les roues d'une voitures, ni dans les alcôves fétides, ni dans l'eau pure d'une rivière qui jamais ne pourra laver la souillure. J'aimerais me réduire à ce qui est en moi insaisissable, à ce que ni les objectifs, ni les langues inquisitrices n'ont réussi à emprisonner.
J'aimerais mourir pour être enfin ce que je suis, un rien dans l'espace infini du néant, une non-existence dans le coeur de pierre de qui n'a pas cru en mon être, une absence justifiée à tout jamais.
J'aimerais être un point d'interrogation qui s'efface, ne laissant qu'un point final, ou quelques points de suspension tombant dans l'oubli. J'aimerais être une virgule sur le calendrier du temps, une simple pause avant de passer à autre chose, autre que moi. J'aimerais être la fin de ma propre fin, retrouver le néant que je n'ai jamais quitté, qui est en moi et qui est moi.
J'aimerais perdre ma seconde peau qui me raccroche à la vie pour regagner la première peau que l'on m'a remise, peau de bête que l'on monte et démonte, peau d'âme absente parce qu'en voyage ab eternum. J'aimerais me réduire à cet esprit qui s'évade et que personne ne rattrape jamais, ni dans les cimetières, ni sous les roues d'une voitures, ni dans les alcôves fétides, ni dans l'eau pure d'une rivière qui jamais ne pourra laver la souillure. J'aimerais me réduire à ce qui est en moi insaisissable, à ce que ni les objectifs, ni les langues inquisitrices n'ont réussi à emprisonner.
J'aimerais mourir pour être enfin ce que je suis, un rien dans l'espace infini du néant, une non-existence dans le coeur de pierre de qui n'a pas cru en mon être, une absence justifiée à tout jamais.
mardi 22 juin 2010
Poème de Marianne, après la mort
Mon coeur est rempli de souffrances
Mon corps est meurtri par les maltraitances
Mon esprit vide de toute espérance.
A mes pieds il y a comme un trou béant
Où je me laisse glisser doucement
Vers un monde sans tourments
Sans aucune inquiétude
Là où toute ma lassitude
Sera transformée en douce quiétude...
Un jour je n'aurai plus le choix
Que de suivre cette voie
Afin de me libérer de tout ce poids...
Poids d'une vie devenue bien trop pénible.
Mon corps est meurtri par les maltraitances
Mon esprit vide de toute espérance.
A mes pieds il y a comme un trou béant
Où je me laisse glisser doucement
Vers un monde sans tourments
Sans aucune inquiétude
Là où toute ma lassitude
Sera transformée en douce quiétude...
Un jour je n'aurai plus le choix
Que de suivre cette voie
Afin de me libérer de tout ce poids...
Poids d'une vie devenue bien trop pénible.
samedi 15 mai 2010
Les yeux secs (poème retrouvé)
Voici un poème vieux de plus de vingt ans. Un poème, pas vraiment, puisque je ne suis pas littéraire pour un sou, mais c'est à travers cette forme que j'ai essayé de m'exprimer...
secs, secs sont les yeux
secs, secs sont les vieux
et je pleure cent larmes
et je pleure sans larmes
et je ne pleus plus
et je ne peux plus
Oui, secs, secs sont les yeux
secs, secs sont les coups
Je ne pleure plus,
je ne ris plus,
mais ai-je jamais ri
mais ai-je jamais pleuré,
mais ai-je jamais vu
secs, secs mes cheveux
car trop sec est le vent
du profond intérieur
et trop vieux est le banc
sur lequel je n'ose m'asseoir
et trop jeune est le coeur
sur lequel je n'ose me recueillir
et trop grand est l'amour.
Trop grande la décharge privée,
trop grand le désert de peur,
la Sibérie des quatre-vents,
l'affront supporté et rendu,
la justice inassouvie.
Trop sèches les ruines qui ne fument plus
par peur de trahir le feu qui ne brûle plus.
Trop grand et trop sec le calme
d'après la tempête à venir,
la tempête qui n'éclatera pas,
ne brisera pas,
ne chantera pas,
ne tuera pas,
ne nuira pas,
ne trahira pas,
ne vengera pas,
car il n'y a rien à venger.
Il n'y a plus que des cailloux secs, secs, secs,
coulant de mes yeux secs, secs, secs,
qui n'attendent que la fin de l'oubli,
attentifs à ne pas manquer le final.
Oui.
Non.
Oui.
Non.
Oui.
Non.
Je ne pleure pas,
je ne veux pas,
je ne vis pas,
je ne tais pas,
j'oublie.
Je ne fuis pas,
Je ne cherche pas,
je ne marche pas,
je ne sec pas,
je ne noie pas,
je ne crois pas,
je ne vois pas,
Je... ne... pas !
Sec, bien trop sec,
la forêt est partie.
La forêt est morte,
ma mère est morte
par manque de bois.
Je n'ai pas voulu sacrifier mon coeur de chaîne,
je n'ai pas voulu
Je n'ai pas voulu
Qui a volé mon coeur,
Qui a châtré mon âme,
Qui a brûlé mes yeux,
Qui m'a enculé.
Non, je n'ai pas voulu.
Je n'ai plus voulu visiter son antre,
je l'ai perdue dans la forêt,
en courant après les loups, nu, un soir d'hiver,
en courant après vous.
Secs, toujours secs, encore secs,
j'ai brûlé le feu, et avec le feu l'antre, et avec l'antre le fer.
Personne ne veut en moi.
La pluie est lointaine,
à l'autre bout de l'hémisphère.
Il me faut pénétrer la terre,
il me faut la battre, la traverser de part en part.
Mais la pluie me fuit.
Elle sèche dans mon coeur, ne laissant que son amertume,
et le désert.
Sec, sec est mon arbre.
Il ne pleure plus, il est loin de la terre,
il est loin de la mère.
Secs, secs mes souvenirs,
comme un centime perdu et rongé.
Sec, sec mon passé
qui ne peut plus voir le jour.
Sec, sec, sec mon être
qu'on n'a su faire naître.
Secs, secs mes yeux,
mais encore moins froid que la mort.
Tiens, voilà le vent du nord qui se lève.
secs, secs sont les yeux
secs, secs sont les vieux
et je pleure cent larmes
et je pleure sans larmes
et je ne pleus plus
et je ne peux plus
Oui, secs, secs sont les yeux
secs, secs sont les coups
Je ne pleure plus,
je ne ris plus,
mais ai-je jamais ri
mais ai-je jamais pleuré,
mais ai-je jamais vu
secs, secs mes cheveux
car trop sec est le vent
du profond intérieur
et trop vieux est le banc
sur lequel je n'ose m'asseoir
et trop jeune est le coeur
sur lequel je n'ose me recueillir
et trop grand est l'amour.
Trop grande la décharge privée,
trop grand le désert de peur,
la Sibérie des quatre-vents,
l'affront supporté et rendu,
la justice inassouvie.
Trop sèches les ruines qui ne fument plus
par peur de trahir le feu qui ne brûle plus.
Trop grand et trop sec le calme
d'après la tempête à venir,
la tempête qui n'éclatera pas,
ne brisera pas,
ne chantera pas,
ne tuera pas,
ne nuira pas,
ne trahira pas,
ne vengera pas,
car il n'y a rien à venger.
Il n'y a plus que des cailloux secs, secs, secs,
coulant de mes yeux secs, secs, secs,
qui n'attendent que la fin de l'oubli,
attentifs à ne pas manquer le final.
Oui.
Non.
Oui.
Non.
Oui.
Non.
Je ne pleure pas,
je ne veux pas,
je ne vis pas,
je ne tais pas,
j'oublie.
Je ne fuis pas,
Je ne cherche pas,
je ne marche pas,
je ne sec pas,
je ne noie pas,
je ne crois pas,
je ne vois pas,
Je... ne... pas !
Sec, bien trop sec,
la forêt est partie.
La forêt est morte,
ma mère est morte
par manque de bois.
Je n'ai pas voulu sacrifier mon coeur de chaîne,
je n'ai pas voulu
Je n'ai pas voulu
Qui a volé mon coeur,
Qui a châtré mon âme,
Qui a brûlé mes yeux,
Qui m'a enculé.
Non, je n'ai pas voulu.
Je n'ai plus voulu visiter son antre,
je l'ai perdue dans la forêt,
en courant après les loups, nu, un soir d'hiver,
en courant après vous.
Secs, toujours secs, encore secs,
j'ai brûlé le feu, et avec le feu l'antre, et avec l'antre le fer.
Personne ne veut en moi.
La pluie est lointaine,
à l'autre bout de l'hémisphère.
Il me faut pénétrer la terre,
il me faut la battre, la traverser de part en part.
Mais la pluie me fuit.
Elle sèche dans mon coeur, ne laissant que son amertume,
et le désert.
Sec, sec est mon arbre.
Il ne pleure plus, il est loin de la terre,
il est loin de la mère.
Secs, secs mes souvenirs,
comme un centime perdu et rongé.
Sec, sec mon passé
qui ne peut plus voir le jour.
Sec, sec, sec mon être
qu'on n'a su faire naître.
Secs, secs mes yeux,
mais encore moins froid que la mort.
Tiens, voilà le vent du nord qui se lève.
lundi 16 mars 2009
Je vis ma vie
Je vis ma vie, mais j'ai la tête ailleurs...
Je suis écervelé.
Cela s'est passé un beau matin d'enfer,
lorsque le soleil couchant est revenu prendre ses affaires.
Je vis ma vie, mais j'ai la tête ailleurs.
Je suis écervelé.
Cela s'est passé un beau matin d'enfer,
lorsque le soleil couchant est revenu prendre ses affaires.
Je vis ma vie, mais j'ai la tête ailleurs.
Les osselets (texte de jeunesse)
Deux enfants jouaient aux osselets
dans la cour, dans la jungle.
Deux enfants jouaient aux osselets
tranquilles.
Ce sont des hommes qui ne voient pas le soleil
qui leur ont appris.
Ce sont des hommes qui ne voient pas le soleil
dans leur pays.
Car ils sont pâles, et ils sont sales.
Ils n'ont que la boue.
Car ils sont pâles, et ils sont sales,
et puent le bouc.
Les deux enfants qui jouaient et riaient
étaient heureux aujourd'hui.
Les deux enfants qui jouaient et riaient
étaient repus aujourd'hui.
Les hommes qui mangeaient leur territoire
et tuaient leur gibier.
Les hommes qui mangeaient leur territoire
et les pendaient à leurs gibets
s'étaient tus dans la forêt fatiguée
de leurs coups.
Ils s'étaient tus dans la forêt épuisée
et n'étaient plus debout.
Et pourtant, ils étaient bien fades les hommes
qui avaient tout tué.
Et pourtant, ils étaient bien fades les hommes
qu'on avaient mangés.
dans la cour, dans la jungle.
Deux enfants jouaient aux osselets
tranquilles.
Ce sont des hommes qui ne voient pas le soleil
qui leur ont appris.
Ce sont des hommes qui ne voient pas le soleil
dans leur pays.
Car ils sont pâles, et ils sont sales.
Ils n'ont que la boue.
Car ils sont pâles, et ils sont sales,
et puent le bouc.
Les deux enfants qui jouaient et riaient
étaient heureux aujourd'hui.
Les deux enfants qui jouaient et riaient
étaient repus aujourd'hui.
Les hommes qui mangeaient leur territoire
et tuaient leur gibier.
Les hommes qui mangeaient leur territoire
et les pendaient à leurs gibets
s'étaient tus dans la forêt fatiguée
de leurs coups.
Ils s'étaient tus dans la forêt épuisée
et n'étaient plus debout.
Et pourtant, ils étaient bien fades les hommes
qui avaient tout tué.
Et pourtant, ils étaient bien fades les hommes
qu'on avaient mangés.
Les routes (texte de jeunesse)
Les routes se moquent de tout.
Elles portent indifféremment
les paysans et les fous,
les amoureux de tout tempérament,
les vivants et les agonisants,
les chiens écrasés et les matous.
Elles portent indifféremment
les paysans et les fous,
les amoureux de tout tempérament,
les vivants et les agonisants,
les chiens écrasés et les matous.
Un petit chien (texte de jeunesse)
Un petit chien blanc et noir
repose sur le pavé noir.
Il tend la langue vers le ruisseau
et ses yeux se perdent dans l'eau.
Dans le calme d'un matin froid,
au milieu des passants en arroi,
il se moque de la ville qui s'éveille
et se berce de son éternel sommeil.
Un parisien du Sénégal
en habit bleu et aux yeux pâles
l'enlève de son berceau brutal
qui a accueilli seul ses derniers râles.
repose sur le pavé noir.
Il tend la langue vers le ruisseau
et ses yeux se perdent dans l'eau.
Dans le calme d'un matin froid,
au milieu des passants en arroi,
il se moque de la ville qui s'éveille
et se berce de son éternel sommeil.
Un parisien du Sénégal
en habit bleu et aux yeux pâles
l'enlève de son berceau brutal
qui a accueilli seul ses derniers râles.
mardi 24 février 2009
Il faut...
Il faut partir, vite,
Il faut partir, loin,
Il faut partir
Oui, partir sans rire,
Partir pour fuir,
Ne jamais revenir
Il faut partir,
Il faut le dire
Sans coup férir
Il faut partir
Encore partir
Partir
Je vous en prie,
Il faut mourir………..
Il faut partir, loin,
Il faut partir
Oui, partir sans rire,
Partir pour fuir,
Ne jamais revenir
Il faut partir,
Il faut le dire
Sans coup férir
Il faut partir
Encore partir
Partir
Je vous en prie,
Il faut mourir………..
lundi 23 février 2009
Pourquoi ?
Pourquoi déchirer encore,
faire souffrir ce corps.
Pourquoi mourir une seconde mort,
avec la main qui se tord.
Le coeur desséché, tenant dans la paume d'une main, se rétrécit encore. Les larmes qui coulaient, coulent encore ; les larmes qui ont séché, sèchent à nouveau. Les lèvres qui se tordaient, se referment sur le vide d'une bouche béante.
Pourquoi déchirer encore,
faire souffrir ce mort.
Pourquoi parler aux pendus, crier au croque-mort ? Pourquoi crever les yeux de l'aveugle, arracher la langue du muet, tirer l'oreille au sourd ?
Pourquoi mourir une seconde mort,
périr encore et encore.
Mais pourquoi vivre ?
faire souffrir ce corps.
Pourquoi mourir une seconde mort,
avec la main qui se tord.
Le coeur desséché, tenant dans la paume d'une main, se rétrécit encore. Les larmes qui coulaient, coulent encore ; les larmes qui ont séché, sèchent à nouveau. Les lèvres qui se tordaient, se referment sur le vide d'une bouche béante.
Pourquoi déchirer encore,
faire souffrir ce mort.
Pourquoi parler aux pendus, crier au croque-mort ? Pourquoi crever les yeux de l'aveugle, arracher la langue du muet, tirer l'oreille au sourd ?
Pourquoi mourir une seconde mort,
périr encore et encore.
Mais pourquoi vivre ?
Mother
If ever I had been away,
if ever I hadn't taken that way,
if ever your eyes had turned away,
if ever
But no, we went for a ride,
You and me astride,
and to help me, no guide,
so it was
You've been my mother,
you've been my lover,
you'll be that forever forever
This is the way things are,
we'll never be on a par,
for my mother you are,
... and you'll be till I'm dead.
if ever I hadn't taken that way,
if ever your eyes had turned away,
if ever
But no, we went for a ride,
You and me astride,
and to help me, no guide,
so it was
You've been my mother,
you've been my lover,
you'll be that forever forever
This is the way things are,
we'll never be on a par,
for my mother you are,
... and you'll be till I'm dead.
Chant d'amour, chant de haine
Qui écrira le chant d'amour,
amour bafoué, amour trompé
amour piétiné, amour roué
amour blâfard, amour sali,
amour hagard, amour trahi
Qui, mais qui, écrira le chant de la haine,
haine silencieuse et noueuse,
haine hideuse et rageuse
haine de mort, haine de corps
haine du sort, haine sans ressort
Chant d'amour, chant de haine,
s'élèvent en écho pour appeler la guéhenne
Chant de haine, chant d'amour,
à chacun sa vie, à chacun son parcours
amour bafoué, amour trompé
amour piétiné, amour roué
amour blâfard, amour sali,
amour hagard, amour trahi
Qui, mais qui, écrira le chant de la haine,
haine silencieuse et noueuse,
haine hideuse et rageuse
haine de mort, haine de corps
haine du sort, haine sans ressort
Chant d'amour, chant de haine,
s'élèvent en écho pour appeler la guéhenne
Chant de haine, chant d'amour,
à chacun sa vie, à chacun son parcours
Je suis une fraude...
Je suis une fraude...
parce que je ne suis pas où on croit
ni non plus ce que l'on croit
parce que je ne veux pas de votre délivrance
pour m'éloigner de mes errances
derrière ma fausse effronterie
se dissimule la plus grande niaiserie
derrière mon air de sainte nitouche
je suis et reste sur la touche
je fais croire que je suis en voyage
mais suis dans le plus grand des naufrages
je parle de vents et d'océan
solidement assis sur mon séant
je dis réfléchir, je dis écrire,
mais je soupire à en faire rire
je frappe l'imagination de mots vides
pour paraître un peu plus intrépide
je parle de la vie tel un grand sage
alors que c'est à peine si je surnage
non, je sui bien une fraude, aucun doute
qu'on me dévoile c'est ce que je redoute
parce que je ne suis pas où on croit
ni non plus ce que l'on croit
parce que je ne veux pas de votre délivrance
pour m'éloigner de mes errances
derrière ma fausse effronterie
se dissimule la plus grande niaiserie
derrière mon air de sainte nitouche
je suis et reste sur la touche
je fais croire que je suis en voyage
mais suis dans le plus grand des naufrages
je parle de vents et d'océan
solidement assis sur mon séant
je dis réfléchir, je dis écrire,
mais je soupire à en faire rire
je frappe l'imagination de mots vides
pour paraître un peu plus intrépide
je parle de la vie tel un grand sage
alors que c'est à peine si je surnage
non, je sui bien une fraude, aucun doute
qu'on me dévoile c'est ce que je redoute
vendredi 20 février 2009
Petits riens
J’aime le son des oiseaux qui parlent entre eux,
il gazouillent, l’air de rien.
J’aime le rire des enfants qui jouent entre eux,
ils se trémoussent, l’air de rien.
J’aime l’œil sournois des vieux qui discutent entre eux,
ils sourient, l’air de rien.
Je hais le silence de ma tête au soleil couchant,
il se pose, l’air de rien.
il gazouillent, l’air de rien.
J’aime le rire des enfants qui jouent entre eux,
ils se trémoussent, l’air de rien.
J’aime l’œil sournois des vieux qui discutent entre eux,
ils sourient, l’air de rien.
Je hais le silence de ma tête au soleil couchant,
il se pose, l’air de rien.
Sage ou singe ?
On dit sage comme une image.
On ne dit pas sauvage comme une image,
et pourtant, je connais des images
qui n’ont rien de sage.
Elles vous assaillent,
vous percent de part en part,
sèment la pagaille
derrière vos plus hauts remparts.
Méfiez-vous des images.
On ne dit pas sauvage comme une image,
et pourtant, je connais des images
qui n’ont rien de sage.
Elles vous assaillent,
vous percent de part en part,
sèment la pagaille
derrière vos plus hauts remparts.
Méfiez-vous des images.
Berceuse
Dors, l’enfant, dors.Ne souffre plus.
Dors l’enfant,
Tout est fini.
Plus de peur, plus de souffrance.
Plus de cri, plus de pleurs,
C’est bien fini.
Dors l’enfant,
Tout est fini.
Plus de peur, plus de souffrance.
Plus de cri, plus de pleurs,
C’est bien fini.
Entre dire et rire
Entre dire et rire,
Entre dire et fuir,
Il y a moi, il y a nous.
Entre la musique et l’amour,
Entre le poète et l’amour,
Il y a nous, il y a elle.
Entre la vie et la mort,
Entre l’esprit et la chair,
Il y a elle, il y a moi.
Le cercle est complet, et pourtant,
et pourtant,
et oui pourtant,
je ne suis pas arrivé.
Entre dire et fuir,
Il y a moi, il y a nous.
Entre la musique et l’amour,
Entre le poète et l’amour,
Il y a nous, il y a elle.
Entre la vie et la mort,
Entre l’esprit et la chair,
Il y a elle, il y a moi.
Le cercle est complet, et pourtant,
et pourtant,
et oui pourtant,
je ne suis pas arrivé.
Des mains
Des mains sur un corps d’enfant
Des mains baladeuses, des mains tueuses
Des mains sur un corps sans défense
Cauchemar d’un soir
Cauchemar d’une vie
Des mains sur un corps de mort
Des mains collées pour l’éternité
Des mains, c’est tout
Des mains baladeuses, des mains tueuses
Des mains sur un corps sans défense
Cauchemar d’un soir
Cauchemar d’une vie
Des mains sur un corps de mort
Des mains collées pour l’éternité
Des mains, c’est tout
Homme de glace
Un homme de glace, le cœur en feu
Les mots sortent et se gèlent à l’air libre,
Tombant et se brisant sur le sol froid
Les ressentis peinent à murmurer
Pour se rompre eux aussi
Dans ce désert de gel que j’appelle moi
Rien n’est indemne, tout est figé
Au cœur de l’hiver, pourtant, un battement
Au cœur de la nuit, la braise reluit
Mais le silence de glace recouvre la flamme
Et le reflet d’un regard glacial fait retomber le silence
Ce n’est pas la mort, mais son antichambre
Ce n’est pas une vie, mais son absence
Une existence à passer, en surnombre
Un destin déjà vécu, déjà conclus
Un sort déjà scellé sans état d’âme
Reste l’ennui de la fin à venir
…qui se fait attendre
Les mots sortent et se gèlent à l’air libre,
Tombant et se brisant sur le sol froid
Les ressentis peinent à murmurer
Pour se rompre eux aussi
Dans ce désert de gel que j’appelle moi
Rien n’est indemne, tout est figé
Au cœur de l’hiver, pourtant, un battement
Au cœur de la nuit, la braise reluit
Mais le silence de glace recouvre la flamme
Et le reflet d’un regard glacial fait retomber le silence
Ce n’est pas la mort, mais son antichambre
Ce n’est pas une vie, mais son absence
Une existence à passer, en surnombre
Un destin déjà vécu, déjà conclus
Un sort déjà scellé sans état d’âme
Reste l’ennui de la fin à venir
…qui se fait attendre
Maman
Maman, pardonne-moi le mal que je t’ai fait.
À cause de moi, tu t’es mise en colère
Et tu as frappé.Maman, mes pleurs t’ont fait mal,
Je suis méchant,
Je ne pleurerai plus.
Et puis tu sais, maman, cela ne fait pas mal,
Ou un peu.
Maman, je t’aime, tu le sais.
Tu me fais peur, maman, quand tu me regardes.
Tu veux que je vole ? Tu veux que je te suive ?
Maman, dis-moi, qui sont tous ces gens ?
Où es-tu ? Maman, tu t’amuses, là-bas ?
Tu n’es plus triste ?
Ne t’inquiète pas pour moi, maman,
Et amuse-toi.
Maman, j’ai eu si peur, ou un peu, mais ne t’inquiète pas.
Je suis là pour t’aider. Maman, ne cours pas !
Maman, où vas-tu ? Trop de monde.
Trop noir, trop sale.
Les araignées, maman, pleines de poils.Elles vont me mordre. Mais tu n’es pas là,
Tu n’es plus là.
Maman.
À cause de moi, tu t’es mise en colère
Et tu as frappé.Maman, mes pleurs t’ont fait mal,
Je suis méchant,
Je ne pleurerai plus.
Et puis tu sais, maman, cela ne fait pas mal,
Ou un peu.
Maman, je t’aime, tu le sais.
Tu me fais peur, maman, quand tu me regardes.
Tu veux que je vole ? Tu veux que je te suive ?
Maman, dis-moi, qui sont tous ces gens ?
Où es-tu ? Maman, tu t’amuses, là-bas ?
Tu n’es plus triste ?
Ne t’inquiète pas pour moi, maman,
Et amuse-toi.
Maman, j’ai eu si peur, ou un peu, mais ne t’inquiète pas.
Je suis là pour t’aider. Maman, ne cours pas !
Maman, où vas-tu ? Trop de monde.
Trop noir, trop sale.
Les araignées, maman, pleines de poils.Elles vont me mordre. Mais tu n’es pas là,
Tu n’es plus là.
Maman.
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